Évaluation médicale du besoin en aide humaine
Lorsque les séquelles d’un accident retentissent sur les actes du quotidien, la victime a droit à une évaluation médicale de ses besoins en aide humaine. C’est l’un des postes qui mérite la plus grande vigilance lors des expertises médicales.
Trois formes d’aide reconnues
L’aide humaine ne se limite pas aux soins physiques. Elle couvre la substitution (réaliser l’acte à la place de la victime), la surveillance (présence permanente pour prévenir un danger) et la guidance (stimuler, orienter, encadrer). Cette dernière forme est indispensable après un traumatisme crânien, et souvent insuffisamment prise en compte.
Ce que l’expert médical doit couvrir
Hygiène, habillage, alimentation, déplacements, gestion du domicile, vie sociale : l’évaluation médicale de l’assistance par tierce personne doit être complète, idéalement réalisée au domicile de la victime, en conditions de vie réelles — et non lors d’un examen clinique de quelques minutes. Elle concerne non seulement les actes devenus impossibles, mais aussi ceux qui sont réalisés avec lenteur, douleur, effort excessif ou risque pour la sécurité.
Une erreur fréquente à connaître
Découper l’aide en tranches de quinze minutes est médicalement irrationnel. Aucun auxiliaire de vie ne peut intervenir pour un quart d’heure, repartir, et revenir plusieurs fois dans la journée. Le médecin expert doit raisonner en plages horaires cohérentes avec les réalités du soin à domicile.
Pourquoi se faire accompagner
Le médecin-conseil de victime prépare l’expertise, décrit chaque limitation avec le vocabulaire médical adapté et conteste toute sous-évaluation en temps réel. En cas de désaccord, une expertise privée réalisée à domicile est recevable devant le tribunal.
