DÉFINITION DE L’INFECTION NOSOCOMIALE – INFECTION LIÉE AUX SOINS

Dans le langage commun, la définition de l’infection nosocomiale demeure une infection contractée lors d’un séjour hospitalier.

La terminologie plus générale « d’infection associée aux soins » a été adoptée en France en 2007, et le terme de« nosocomiale » ne s’adresse plus qu’aux infections acquises à l’hôpital stricto sensu.

 

 

infection nosocomiale

infection nosocomiale contractée lors d’une opération

Une infection est dite associée aux soins (IAS) si elle survient au cours ou au décours d’une prise en charge (diagnostique, thérapeutique, palliative, préventive ou éducative) d’un patient et si elle n’était ni présente ni en incubation au début de la prise en charge.

Lorsque l’état infectieux au début de la prise en charge n’est pas connu précisément, un délai d’au moins 48 heures ou un délai supérieur à la période d’incubation est couramment accepté pour définir une IAS.

Toutefois, il est recommandé d’apprécier dans chaque cas la plausibilité de l’association entre la prise en charge et l’infection.

Pour les infections du site opératoire, on considère habituellement comme associées aux soins les infections survenant dans les 30 jours suivant l’intervention ou, s’il y a mise en place d’un implant, d’une prothèse ou d’un matériel prothétique, dans l’année qui suit l’intervention. Toutefois, et quel que soit le délai de survenue, il est recommandé d’apprécier dans chaque cas la plausibilité de l’association entre l’intervention et l’infection, notamment en prenant en compte le type de germe en cause.

D’après Définitions des infections associées aux soins, ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports DGS/DHOS, CTINILS, mai 2007

 

Sont des infections associées aux soins les infections cliniquement significatives :

 

  • associées à l’acte de soins, acquises dans un établissement de santé ou dehors à l’occasion d’un geste de soins à finalité diagnostique, thérapeutique, de dépistage ou de prévention
  • associées à l’environnement de soins, c’est-à-dire acquises par des résidents, soignants ou visiteurs contaminés dans des structures où sont délivrés des soins (par ex. : légionellose, grippe, bactéries multirésistantes, aspergillose …)

 

Ne sont pas des infections associées aux soins :

 

  • les colonisations asymptomatiques (urinaires, cutanées, bronchiques, de cathéters, d’escarres ou d’ulcères non inflammatoires)
  • les infections présentes ou en incubation lors du contact avec le système de santé
  • les infections materno-foetales, sauf dans certains cas : infections à germes hospitaliers, ou infections consécutives à une colonisation maternelle non traitée, ou entérocolites ulcéronécrosantes du nouveau-né de forme épidémique.

 

La différence entre infection (présence de l’agent infectieux avec signes cliniques ou biologiques) et colonisation (présence de l’agent infectieux sans signes cliniques ou biologiques) est fondamentale pour la mise en place du traitement et pour les suites médico-légales éventuelles de l’événement.