Infection nosocomiale suite à la pose d’une bandelette sous urétrale

Après la pose d’une plaque sous-vésicale Gymenesh et d’une bandelette sous urétrale, la patiente présente un abcès. Plusieurs interventions seront nécessaires pour résorber un deuxième abcès et une nécrose latéro vaginale.

La patiente recherche la responsabilité du chirurgien et de la clinique.

L’expertise médicale relève l’absence d’information et de consentement ainsi qu’une retard à la prise en charge de l’infection post opératoire.

La cour d’appel relève que le chirurgien ne démontre nullement avoir informé qu’il allait mettre en place, non pas une mais, deux bandelettes comportant chacune des risques de complications. La responsabilité du chirurgien pour défaut d’information est retenue.

Indemnisation de l’erreur médicale

Par ailleurs, la cour d’appel retient la responsabilité de la clinique du fait d’une défaillance dans la prise en charge de la patiente qui n’a pas permis de prendre conscience de la gravité de son état septique alors que les phénomènes douloureux et infectieux auraient pu être traités plus efficacement.

Une perte de chance est ainsi également retenue à l’encontre de la clinique.

Une indemnisation du dommage corporel a donc été possible.

Cour d’appel d’Aix en Provence, 25 septembre 2013