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Dépression suite à un traumatisme psychique

Cette dépression « secondaire » à l’état de stress post-traumatique est fréquente
Un trauma psychique va entraîné la survenue d’un syndrome de répétition traumatique qui se complique  de dépression caractérisée.

Ce tableau clinique traduit un épuisement psychophysiologique réactionnel à la détresse émotionnelle réitérée lors des reviviscences, aux insomnies, au sentiment d’insécurité permanent et aux conséquences délétères de cette symptomatologie en termes d’adaptation sociale.

Les symptômes dépressifs les plus saillants sont une hyperréactivité de l’humeur associée à un sentiment d’hostilité générale ponctué d’exacerbations caractérielles en réaction à la frustration. En population masculine jeune et souffrant de blessures psychiques de guerre, il n’est pas rare de retrouver un usage de substances psychoactives avec parfois des passages à l’acte médicolégaux. Différemment, en population féminine victime de viol, les symptômes sont marqués par l’inhibition. Enfin, dans la majorité des cas, le sujet confie des troubles majeurs des fonctions cognitives en termes d’attention et de mémorisation.

Dépression suite à un accident de la route

Certaines situations comme un accident de la voie publique  associent fréquemment atteintes des intégrités psychiques et physiques

Même en l’absence de blessure physique associée au trauma psychique, les victimes  qui présentent un état de stress post traumatique fréquentent davantage le système de soins pour des souffrances physiques. Les reviviscences traumatiques sont présentes mais habituellement tues à autrui au profit d’une dépression masquée par ces plaintes somatiques. Dans les suites d’un trauma somato-psychique, les douleurs physiques issues de l’accident reviennent régulièrement rappeler le drame comme un équivalent de répétitions traumatiques, lesquelles peuvent être directement déclenchées par ces perceptions corporelles nouvelles.

Dans le cadre d’amputation d’un membre, la classique douleur dite du « membre fantôme » attire d’autant plus l’attention du patient sur un nouveau manque, devant souffrir à la fois de la perte d’un organe et encore des douleurs de cette fonction pourtant disparue. De surcroît, lorsqu’une blessure délabrant le visage est survenue, le sujet doit conjointement se réapproprier une identité physique en cours de reconstruction par la chirurgie et se relever moralement lorsque le traumatisme est aussi venu remettre en question l’intégrité psychique.

L’atteinte corporelle peut également se constituer en une localisation somatoforme alors même que l’intégrité physique a été épargnée. Plus fréquemment, la douleur se loge au sein d’un substratum biologique objectivable et résultant de l’accident. Devant la complexité des tableaux cliniques associant des atteintes objectives et des plaintes moins systématisées, l’éclairage du sapiteur expert psychiatre est essentiel.

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