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Droits des victimes et victimologie

D’apparition récente, la victimologie connaît une évolution remarquable, tant en ce qui concerne la reconnaissance des victimes que la mise en oeuvre de leurs droits corrélatifs.

La victimologie concerne l’indispensable accompagnement social et judiciaire des victimes, lequel est destiné à limiter les risques de survictimation (maltraitance sociale).

Le sort des victimes n’a d’abord intéressé que les juristes et les criminologues auxquels s’est plus tardivement joint le mouvement associatif naissant : ils ont fondé la Société Mondiale de Victimologie.

Les professionnels de santé  se sont intéressés aux victimes après le retour des vétérans du Vietnam et ont fondé The International Society for Stress Traumatic Studies qui diffuse les connaissances, un journal et une base de données accessible sur Internet.

Parallèlement, la meilleure connaissance chiffrée du phénomène criminel (par les enquêtes de victimisation principalement) permet de mieux cibler les besoins des victimes et/ou de leurs proches en vue d’adapter les réponses à y apporter dans le cadre d’une stratégie de réparation globale (indemnitaire, psychologique, sociale, processuelle).

Il apparaît désormais nécessaire d’ accueillir la victime comme acteur de sa réparation et du processus judiciaire dans lequel elle a décidé de s’investir .

Sous l’impulsion de politiques publiques  ambitieuses , un réseau de services d’aide aux victimes généraliste s’est mis en place, en partenariat avec les institutions publiques concernées (Justice, Santé, Social) et les services plus spécialisés.

Victimologie et psychotraumatologie

Souvent confondue à tort avec la psychotraumatologie, la victimologie n’est pour certains qu’une branche de la criminologie.

D’une manière générale, la prévalence des troubles psychotraumatiques, trop exclusivement représentés par l’état de stress post-traumatique est importante .

Sur le plan clinique, la durée d’exposition et l’intensité des traumatismes jouent un rôle déterminant : la victime sans antécédent exposée à un événement traumatique présente dans environ 30 % des cas un état de stress post traumatique ou un trouble comorbide, alors que la victime durablement exposée  risque de présenter des troubles graves de la personnalité dont certains entraînent des phénomènes d’exclusion sociale et des dérives antisociales.

Il convient d’ajouter à la prise en charge médicale un accompagnement victimologique (soutien social et accompagnement judiciaire) dans le cadre d’un travail en réseau  .

Synonymes:
accompagnement des victimes
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