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HEMIPLEGIE 2017-06-23T06:39:16+00:00

Handicap moteur suite à une hémiplégie

Au sein du syndrome moteur, l’évaluation du handicap de la victime hémiplégique se doit de distinguer ce qui est du domaine gestuel (et intéresse essentiellement le membre supérieur) de ce qui est la locomotion (associée plus particulièrement aux membres inférieurs bien qu’elle intéresse le corps dans son entier).

Il faut séparer les caractéristiques portées par la victime d’une hémiplégie dont l’évaluation ne dépend pas ou presque pas du contexte de celles qui s’extériorisent dans la vie sociale : les premières sont l’objet de mesure d’incapacité, les secondes de handicap, dans le modèle médico-social.

Évaluation du handicap suite à une hémiplégie

Équilibre et marche de la victime hémiplégique

En cas d’hémiplégie, l’équilibre peut paraître compromis et la marche mal assurée ; mais si une chute se produit parfois dès la marche en terrain plat,l’est plus souvent par manque de mise en œuvre d’une force suffisante ; l’adaptation aux changements d’appui, incessante pendant la progression peut toutefois être prise en défaut, peut être plus par manque de célérité que de puissance.

La propulsion elle-même souffre le plus souvent et d’un défaut de balancement du bras et d’une « boiterie » dans laquelle on reconnaîtra le manque de flexion du genou au temps oscillant, de dorsiflexion du pied à l’attaque du sol qui se fait alors par la pointe et non le talon comme le voudrait la physiologie ; de là le classique mouvement de circumduction du membre inférieur « oscillant » quand il s’agit du membre du côté malade réalisant une démarche « en fauchant ».

Il est utile de savoir si le malade hémiplégique peut s’asseoir seul et se relever pour repartir ; il faut aussi noter la vitesse de déplacement par rapport à ce qu’elle était avant l’installation de l’hémiplégie ainsi que partiellement, retrouvée.

Aides techniques

L’aide technique apportée par une canne ou un fauteuil roulant est appréciée.

Dans l’insuffisance de vitesse et de puissance du mouvement volontaire, c’est l’évaluation clinique qui fait le nécessaire partage entre les pertes de puissance de la commande et les limitations qui se manifestent dès la mobilisation passive.

La motricité active peut être entravée par :

-une brièveté musculo-tendino-aponévrotique (habituellement dénommée rétraction) qui interdit, à partir d’un certain degré, toute excursion articulaire supplémentaire

-une exagération de la réflectivité, spécialement à l’étirement  mais contrairement aux rétractions cette perturbation réflexeest sensible à la vitesse de l’étirement et disparaît sous l’influence d’un bloc nerveux paralysant ou tout autre procédé de paralysie transitoire.

Il ne faut pas négliger des facteurs supplémentaires inhabituels comme des para-ostéo-arthropathies, qui ne sont pas l’apanage des suites de traumatismes crâniens, ou toute autre entrave sans rapport avec la maladie causale, comme une coxarthrose préexistante par exemple.

La perte de puissance de la commande reste d’évaluation difficile ; la perte de la sélectivité et de l’harmonie de la commande peut créer à elle seule une perte de puissance mécanique ; la réduction de la force disponible du muscle ou des muscles moteurs du geste désiré peut être négligeable

Quelle que soit son importance, la boiterie est une constante chez l’hémiplégique retrouvant la marche.

La boiterie induit un manque de rapidité, de sécurité, et d’adaptabilité qui vont lui rendre difficile la marche en groupe, l’accélération que l’arrivée d’un obstacle mobile (voiture

dans la traversée d’une rue) peut rendre indispensable. Même la marche solitaire est peu modulable aux désirs de vitesse et mal adaptable à la circulation dans la foule d’un lieu public.

L’esthétique nouvelle qui devient la sienne, avec une marche plus ou moins en « fauchant », stigmatise la différence et peut, pas seulement chez la jeune femme, être le support d’une blessure narcissique dont la place dans le handicap doit être prise compte.

Évaluation écologique et bilan situationnel

L’évaluation écologique suite à une hémiplégie touche plus l’incapacité que le handicap ; celui-ci, à incapacité égale, est modulé par les aménagements du domicile

pour améliorer l’indépendance et de l’organisation générale des aides aux déplacements si elle s’avère nécessaire.

Selon que l’habitat est rural ou urbain, les chemins extérieurs plats ou inégaux, horizontaux ou à pentes raides, très fréquentés ou à circulation de densité plutôt faible, la défaillance du déplacement est plus ou moins invalidante pour la vie sociale.

Dans tous les cas pourtant une réduction sensible du rythme de vie est inévitable.

 

 

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